Le grand rendez-vous de la présidentielle approche, chaque semaine apparaît un nouveau prétendant. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante…
Link to La surprise TrumpLa surprise Trump
Commentaire de l’un des rares présents pendant la visite de Donald Trump du château de Versailles, le 17 juin : "Malgré le retard de deux heures dans le programme, il a montré de l’intérêt et de la concentration pour ce qu’il voyait, de l’appartement de la reine à la galerie des glaces. On n’attendait pas forcément cela de lui !"
Link to De Macron à PhilippeDe Macron à Philippe
Le monde est petit. Marie Guevenoux, l’ancienne ministre des Outre-mer devenue directrice de la campagne d’Edouard Philippe, avec Christophe Béchu et Gilles Boyer, aurait pu devenir en 2022 la trésorière du candidat Emmanuel Macron. Mais elle avait préféré décliner la proposition.
Link to La mise en garde de Pécresse à RetailleauLa mise en garde de Pécresse à Retailleau
Bruno Retailleau a appelé plusieurs fois Valérie Pécresse avant son meeting du 20 juin pour s’assurer de sa présence. La présidente de la région Ile-de-France lui a demandé de ne pas tenir un discours exagérément jusqu’au-boutiste. "J’irai jusqu’au bout", a répété le candidat. Le lundi suivant, elle a donc rappelé sur RTL: "Il faudra un seul candidat, il faudra se rassembler."
Link to Barnier en a ras la casquette du socle communBarnier en a ras la casquette du socle commun
Quand les fantômes du passé surgissent, il ne sert à rien de courir, ni de se cacher, écrivait Jerôme Camut. Pour Michel Barnier, le "socle commun" est un spectre qui, trop souvent, revient le hanter. Vous vous rappelez ? Oui, cette coalition réunissant au gouvernement Renaissance, le MoDem, Horizons, l’UDI et Les Républicains, désormais "morte" selon Bruno Retailleau, qui l’a définitivement enterrée en quittant Beauvau avec fracas. Il est vrai qu’avec trois candidats distincts pour 2027 et des divergences de plus en plus grandes, le socle est dessoudé ; mais l’appellation, elle, reste dans l’air. Eh bien même Michel Barnier, qui en a été l’initiateur lors de son court passage à Matignon, en a assez de voir l’expression - et, à travers elle, ce doux rêve d’union - repris encore et encore dans les journaux et les discussions. "Je vois ça partout, j’en ai marre, je n’aurais pas dû appeler ça comme ça !", a-t-il glissé devant des parlementaires.
Link to Le sixième sens d’HorizonsLe sixième sens d’Horizons
Que ceux qui n’ont pas vu Sixième Sens ferment les yeux et passent à l’indiscret suivant. Un cadre Horizons, pas effrayé par les ectoplasmes, a révisé ses classiques. On savait Bruno Retailleau et Les Républicains pas tendres avec Édouard Philippe, voici venue maintenant l’heure de la contre-attaque sur fond de 7e art : "Les LR, ce sont Bruce Willis dans Sixième Sens : ils sont morts mais ils ne le savent pas encore. Leur problème, c’est qu’ils mettent beaucoup plus d’une heure et demie de film à s’en rendre compte…"
Link to La vigilance d’Attal La vigilance d’Attal
Le 17 juin, le vote définitif, par le Parlement européen, du règlement retour, a fait au moins deux heureux chez les candidats à l’élection présidentielle : Bruno Retailleau et Édouard Philippe. Leurs eurodéputés ont voté en faveur du texte ; les attalistes se sont, quant à eux, abstenus ou ont voté contre. "Avant le vote, Attal avait demandé à Stéphane Séjourné de sonner le rappel des troupes", glisse-t-on dans l’entourage de Philippe - version nuancée par un proche du commissaire européen, qui précise qu’"il est normal qu’il échange avec les eurodéputés".
Link to Mélenchon se réconcilie avec un vieil amiMélenchon se réconcilie avec un vieil ami
Les deux amis Guillaume Lacroix et Jean-Luc Mélenchon avaient fini par se brouiller. Hasard des événements, le chef du Parti radical de gauche et l’insoumis se sont retrouvés côte à côte lors de la panthéonisation de Marc Bloch. "Il ne manquait que ça à mon malheur", a ri Mélenchon en le voyant. Le radical a passé une très bonne soirée. "Il aurait du mal à me bouder", dit-il.
Link to L'idée d'un campus gouvernementalL'idée d'un campus gouvernemental
"La Nouvelle France Républicaine" : à première vue, le nouveau club politique créé par Félicité Herzog ressemblerait presque au slogan choisi par Jean Luc Mélenchon pour 2027. Sauf que, précise l’ancienne directrice stratégique de Vivendi, son mouvement défend des valeurs républicaines très éloignées de celles des insoumis. L’écrivaine, ancienne candidate aux élections législatives de 2024, rappelle qu’elle a fondé son parti bien avant que n’apparaisse la "Nouvelle France" du leader insoumis. Pour son lancement officiel, elle a invité le 22 juin une cinquantaine d’experts et de personnalités, dont les avocats Pierre-Olivier Sur et Laure Boutron Marmion, l’auteure Amélie de Bourbon Parme, Olivier Marti (fondateur de Women First) ou Pierre-Yves Bournazel, venu en ami. Parmi les propositions avancées par Félicité Herzog, celle de créer un campus gouvernemental, qui réunirait le président de la République, le Premier ministre et les administrations stratégiques : le Palais de l’Elysée serait conservé pour les dîners officiels et les remises de médailles…
Link to Les libertés de Ciotti Les libertés de Ciotti
Ragaillardi par sa victoire à Nice, Éric Ciotti est plus libre que jamais. Et il veut qu’on le sache. Mardi 23 juin, le patron de l’UDR organisait la cinquième édition de son "grand forum des libertés", au salon Hoche, dans le très chic 8e arrondissement de Paris. L’occasion de faire valoir ses positions économiques, devant François Durvye et Charles-Henri Gallois, conseillers de Jordan Bardella, assis au premier rang. "Nous avons dans cette alliance [avec le RN] une indépendance totale", a glissé le Niçois à quelques journalistes. Un exemple ? Il ne se dit pas opposé aux énergies renouvelables, "dans la mesure où ça ne coûte pas trop cher". Le même soir, au colloque de l’Union française de l’électricité, Jean-Philippe Tanguy les qualifiait de "parasites".
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