Link to L'arme de la penséeL'arme de la pensée
Bertrand Rama-Harroue, Fontaine-lès-Dijon (Côte-d'Or)
Le marteau transporté par Samuel Paty dans son sac est le signe de l'impuissance des autorités démocratiques à protéger le professeur, héros malgré lui et héros condamné au cœur de son métier. Dans son ouvrage Le Crépuscule des idoles. Comment on philosophe avec un marteau, Nietzsche examine de manière métaphorique les doctrines philosophiques pour voir si elles sont le fruit d'un esprit sain ou malade. Philosopher à coups de marteau, c'est donc tester les idoles ou les faux dieux pour les démasquer en tant que tels. Le travail des enseignants s'inscrit dans l'éveil des consciences et la critique de la raison : le marteau de Samuel Paty en est le symbole. (Samuel Paty : de quoi le marteau dans son sac le jour de son assassinat est-il le nom ? sur Lexpress.fr)
Link to Appel à l'esprit critiqueAppel à l'esprit critique
Daniel Conversy, Chalezeule (Doubs)
Dans sa chronique, Denys de Béchillon met en garde contre le fake. Il nous invite à adopter une forme de circonspection, consistant à douter spontanément, presque par principe. Fort de cette réflexion, comment peut-il affirmer que le projet de loi sur l’antisémitisme porté par Aurore Bergé pour remplacer la proposition de loi "Yadan" aurait permis à LFI de s’offrir un "brevet de respectabilité" ? Cette affirmation repose-t-elle sur une réflexion nourrie par des propos tenus par des représentants de LFI ? Ou bien s’appuie-t-elle sur des informations relayées par les médias et les réseaux sociaux, eux-mêmes potentiellement influencés par des groupes d’intérêt ou des officines chargées de diffuser des fake news ? (Légiférer ou pas ? Soyons intelligemment libéraux, L’Express du 28 mai)
Link to Parole de boomerParole de boomer
Patrick Bolle, Viroflay (Yvelines)
J’ai beaucoup apprécié l'interview de Pierre Valentin mais j'ai sursauté en lisant que "la génération du baby-boom souffrait d'une trop grande lisibilité de l'avenir". Pour l'avoir vécu, je dirais que cela a été le contraire ! Au niveau géopolitique, la guerre froide, l'armement nucléaire et les guerres coloniales nourrissaient un sentiment d'anxiété amplifié par les récits d'une génération de parents traumatisés par la Seconde Guerre mondiale. Au niveau de l'emploi, nous avons eu le privilège de connaître une expansion économique remarquable qui ouvrait largement un champ des possibles où l' "ascenseur social" tournait à plein régime. Nous n'avons donc pas souffert d'une trop grande lisibilité, mais - sans parler de "souffrance" ou de "mal-être" - d'une incertitude liée à trop de choix possibles, ce qui bien sûr est une immense chance. (Pierre Valentin : Les moins de 35 ans utilisent l'intelligence artificielle comme coach de vie, L’Express du 11 juin)
Link to A propos de Philippe de VilliersA propos de Philippe de Villiers
Nicolas de Barrau, Gardouch (Haute-Garonne)
L'édito consacré à Philippe de Villiers m'a surpris et choqué. Je n’ai pas vu d’antisémitisme dans ses propos et j'ajouterai que M. de Villiers a entretenu des liens avec André Glucksmann qui ne laissent pas entrevoir de telles suppositions. J’aurais préféré une critique globale de toute son intervention. Seule prise de position que je partage avec vous, il est insupportable de savoir que la propagande russe s’exprime en France par l’entremise d’une "journaliste" régulièrement invitée sur les plateaux de télévision. (Non, M. de Villiers, la provocation n'est pas l'avenir de l'homme, L'Express du 11 juin)
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Laurent Opsomer, Saint-Amand-les-Eaux (Nord)
Parcoursup est un outil de la compétition scolaire et nombre d’élèves n’obtiennent pas satisfaction dans leurs choix d’orientation après le baccalauréat. Pour les candidats malheureux, une solution existe : s’accorder une année de césure avec le service national. D’une durée de dix mois, ce dernier permet aux volontaires de conserver leurs vœux Parcoursup l’année suivante ou de déposer une nouvelle candidature enrichie et valorisée par les compétences acquises au cours de leur engagement. (Parcoursup : l'affichage du lycée fait débat, L'Express du 28 mai)
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